Camps

Voici les camps dont vous pourrez découvrir les us et coutumes lors de la Feste médiévale de Saint-Marcellin.

La forêt Celte

Fondateurs : Josée Lauzier et Rémy Couture

Pour la douzaine de membres de l’organisation, la nature revêt une importance capitale, comme elle l’était pour les anciens Celtes. Ne connaissant pas l’écriture, cette peuplade a  pourtant formé une civilisation millénaire dans l’Europe d’avant notre ère. Bons cavaliers, les Celtes se déplaçaient également en chariots  à roues de bois pleines. Vivant de l’agriculture et de la forêt, ils se sont sédentarisés, comme le prouve la découverte  d’oppida (forteresses imposantes) sur des sites archéologiques majeurs (Hallstatt, La Tène).

Les guerriers celtes portaient un casque conique, parfois à cornes, et combattaient vêtus de courtes tuniques de lainage aux motifs à rayures ou en damiers. Certains allaient toutefois nus, se munissant d’un bouclier, de poignards, de lances ou d’épées longues. Bons artisans, ils travaillaient l’or et l’argent, fabriquant des torques, des fibules, des contenants rituels, des carnyx (sorte de trompes) et d’autres objets utilitaires ou commémoratifs. Tout comme les Gaulois auxquels ils sont associés, les Celtes honoraient de nombreuses divinités par le biais de rituels dirigés par des druides aux pouvoirs magiques. La forêt était sacrée et ils rendaient un culte à certains animaux.  Les Celtes incinéraient leurs morts et conservaient leurs cendres dans des urnes sises sous des tumulus.

Fondé en 2014-2015, le clan de la forêt Celte a adopté le chêne à trois entrelacs pour emblème, symbole du cycle de la vie. Le groupe caresse le projet de s’adonner à l’arborosculpture, une forme d’art qui utilise les rameaux de saule.

Camp des écossais - Clan Wallace

Dirigeants : Louis Landry et André Hallé

Le clan Wallace trouve ses origines au pays de Galles, où un certain Richard d’Oswestry suivit son seigneur en Écosse. On l’y surnomma « Richard Waleis » (Richard le Gallois). Avec le temps, ce surnom se transforma pour donner Wallace. À la fin du treizième siècle, Sir William Wallace prit la tête de la lutte pour l’indépendance de l’Écosse. C’est en son honneur que le clan vit le jour en 2009, sous la gouverne de Louis Landry et d’André Hallé.

Le clan se concentre sur la reconstitution du mode de vie écossais du quinzième au dix-septième siècles. Le kilt est le vêtement représentatif des vingt membres qui  partagent l’amour de l’Écosse, de ses paysages, de ses traditions et rituels. La danse, les « reel », le son de la cornemuse, comme le scotch et la bonne chère font aussi partie de leurs intérêts communs.

Les armes traditionnelles sont nombreuses : le grand poignard (dirk), le petit couteau (sgian dhu), l’épée à deux mains (claymore), le petit bouclier (targe), les haches nordiques et différentes armes d’hast. Pour les écossais, l’honneur et la patrie passent avant tout. Ils sont craints de leurs ennemis et parfois de leurs amis!

Le chardon écossais constitue l’emblème du clan. Sa bannière est de « Sable au bouc en pied de gueule ». Toutefois, chaque famille a son propre tartan, son blason (crest) et sa devise. Le clan utilise deux cris de ralliement : Alba gù Brath! (L’Écosse pour toujours) et Soar Alba! (L’Écosse libre).

Clan islandais Vegvisir

Répondant : Sébastien Plante

Emblème du clan, le vegvisir ou compas viking est également connu sous le nom de boussole viking. Elle comporte huit douelles de runes et aurait été utilisée pour la navigation, à la fois comme boussole et comme sextant. Les vikings sont reconnus pour leur ingéniosité en construction navale, mais aussi pour leur intrépidité à parcourir les mers. Il n’est donc pas étonnant que dès 860 des Norvégiens aient accosté sur les rivages de l’Islande. Peu boisée,  comportant de nombreuses sources chaudes,  l’île volcanique offrait de vastes pâturages et les ressources de la pêche à ces nouveaux arrivants. La colonisation s’y poursuivit jusqu’en 930, époque où  commence l’ère des Sagas.

Quant à lui, le clan Vegvisir de Saint-Marcellin a vu le jour en 2016, à l’initiative de Charly Deschesne et Francis Plante. Il compte une vingtaine de membres, animés par le désir de faire connaître le mode de vie viking, où l’agriculture et l’artisanat jouaient un rôle prépondérant. Le groupe s’intéresse également aux techniques de construction navale des scandinaves et à leur goût de l’aventure. D’ailleurs, le clan fait revivre Torfinn Karlsefni (homme véritable en vieux norrois), un chef d’expédition téméraire qui, selon la saga qui lui est consacrée, aurait découvert le Vinland (Anse aux Meadows, Terre-Neuve). Nombreuses sont les statues élevées à la mémoire de ce valeureux explorateur. Un autre personnage présenté lors de la Feste médiévale est Gälem, un naufragé écossais recueilli et adopté par le clan.

Camp viking - Troupe Krablag

Responsable : Simon Gosselin

Fondée au printemps 2018, la troupe viking Krablag compte vingt-deux membres adultes. Tous partagent le même intérêt, soit la reconstitution du mode de vie viking entre les huitième et onzième siècles. Le nom Krablag, dérive de l’ancien vocable norrois « Krabbi » qui signifie « Crabe ». Ce terme, intégré au vocabulaire normand, puis français, trouve son équivalent en polonais (Krab). Les membres fondateurs ont décidé de se l’approprier car, à Rimouski, comme dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, on connaît et on apprécie le crabe des neiges! C’est d’ailleurs la couleur de ce crustacé qui a inspiré celles du bouclier du clan (orange et blanc). Quant à la syllabe « Lag », elle évoque un groupe  au sein de l’armée internationale de Jomsborg, dont les membres de Krablag font partie.

Comme l’époque viking couvre plusieurs siècles et territoires, il ne faut pas s’étonner que certains membres de la troupe Krablag optent pour la reconstitution scandinave, alors que d’autres lui préfèrent la russo-slave. Enfin, plusieurs se spécialisent dans l’Histoire des peuples normands et anglo-saxons.

Krablag se distingue par l’entraînement au combat hebdomadaire et le maniement des armes. La dimension historique est primordiale et chaque participant appuie ses choix sur de solides références archéologiques. Parmi les armes utilisées, on note le bouclier circulaire peint de couleurs vives, les haches, lances et épées. La troupe prend grand plaisir à reproduire la bataille de Stamford Bridge qui mit, en quelque sorte, fin à l’ère viking le 25 septembre 1066.

Krablag!   Sława !

La compagnie de Saint-Adrien

Répondants : Frédéric-Antoine Guay-Vachon (Jolicoeur) et Alexandre Dionne (Harold le Bœuf)

Fondateurs : Frédéric-Antoine Guay-Vachon, Alexandre Dionne, Thomas Guay-Vachon et Christian Thivierge

La compagnie de Saint-Adrien  a vu le jour en 2018 et reproduit une compagnie d’ordonnance de la fin du Moyen Âge. Comme Saint Adrien de Nicodème est le patron des soldats, le choix des fondateurs s’est porté sur lui pour nommer la compagnie qui compte actuellement douze membres. Tous partagent une passion pour l’Histoire, particulièrement celle de la France du  quinzième siècle, époque où le duché de Bourgogne était sous la main de Charles le Téméraire.

Les guerres de Bourgogne (1474-1476)  ont marqué un tournant dans  l’Histoire de l’Europe. Ce duché était alors en passe de devenir un royaume indépendant de la couronne française, ce que voyait d’un très mauvais œil le roi Louis XI. Pour lutter contre la France et ses alliés, Charles le Téméraire instaure un nouveau système militaire : la compagnie d’ordonnance. Cette organisation vise à disposer d’une armée permanente rémunérée. Toutefois, le duc meurt en 1477 au cours d’une bataille et la Bourgogne  reste dans le giron français.

Les membres de la Cie de Saint-Adrien ont adopté une croix  de Saint-André rouge comme emblème et répondent aux cris : « Pour le bon Duc! Bourgogne! » et « La Bourgogne veille et tout va bien! »  Leurs armes sont celles de la fin du Moyen Âge : piques, vouges, épées, mais également des canons à main (handgone) dont l’armée bourguignonne faisait usage.

Les chevaliers de Saint-Marcellin

Le preux s’avance, bien en selle sur son destrier, son écu arborant de façon ostentatoire les armes du seigneur dont il a juré de défendre l’honneur, l’épée à la main. Telle est l’image de la chevalerie, mais qu’est-elle au juste et, surtout, d’où origine-t-elle? Moins une institution qu’un idéal, la chevalerie prend ses origines d’un ancien rite initiatique germain, soit la remise des armes. « Ceindre l’épée qui fait les hommes », prémisse de l’adoubement, tel qu’il apparaît à l’âge d’or de la chevalerie.

Peut devenir chevalier n’importe qui, à condition d’être parrainé par un membre de ce corps privilégié. Cependant, être chevalier coûte cher, car il faut fournir destrier et sommier, de même que l’équipement militaire, car le chevalier est d’abord un guerrier. Ainsi, bien des nobles jeunes hommes ont refusé ce prestige, faute de moyens financiers.

De la bénédiction de l’épée par un membre du Clergé au temps de Charlemagne  jusqu’à la cérémonie ritualisée sous Saint Louis, il a fallu tous ces siècles pour façonner la chevalerie des tournois et des cours d’amour d’Aliénor d’Aquitaine. Du nord de la Francie, les premiers textes décrivant l’adoubement (d’un vieux mot germain signifiant «frapper ») s’élaborent pour finalement aboutir aux dix commandements du code chevalier (Dieu n’en avait-il pas laissé dix aux hommes?). Pourtant, maints tenants de la chevalerie les ont transgressés sans en éprouver le moindre remords!

C’est que les chevaliers sont avant tout des hommes rudes, rompus à l’art équestre de la guerre, débordant de fougue et de combativité, que l’Église s’est empressée de canaliser par ses appels à la croisade, plutôt que de voir tous ces barons s’entretuer. Elle les a même placés sous l’égide de l’un des siens : Saint Maurice.

Le chevalier est l’une des figures les plus connues du Moyen Âge, et peut-être son emblème à tout jamais. C’est pour cette raison que la Feste Médiévale de Saint-Marcellin est fière de son partenariat avec l’AMQ (association médiévale de Québec) qui présente des reconstitutions historiques  de tournois, pour le plus grand plaisir des passionnés de chevalerie.

Les Mamelouks

Répondant : Jean Valiquette (Lord John Williams of Farnham)- chef de guerre

Fondateurs : Jean Valiquette, Mario Benjamin (Lord Benjamin de lOrb), Jacques Dumas (Serego Da Verona) et Robin Saint-Pierre (Hérault Robin Dit Dessin)

Fondé en 2004, le clan des Mamelouks a migré à Saint-Marcellin en 2016. Le scorpion sur fond noir constitue son emblème. À l’origine, les Mamelouks étaient des esclaves provenant de régions diverses (Turquie, Caucase, steppes asiatiques) que des soldats arabes avaient capturés à des fins de servitude. De plus en plus nombreux en Égypte, ces esclaves se sont révoltés en 1250, détrônant le gouvernement Ayoubbide qui avait pris le pouvoir après Saladin.  Au départ  sans religion, ils ont défendu l’Islam en Égypte, en Syrie et en Arabie contre les envahisseurs francs (septième croisade et subséquentes). Les Mamelouks ont ainsi obtenu le contrôle de toute l’Égypte, formant une véritable dynastie militaire jusqu’en 1517. Impressionné par leur histoire, Napoléon Bonaparte s’est constitué une garde de Mamelouks au retour de sa campagne d’Égypte.

Ils étaient avant tout des tribus nomades vivant dans des yourtes, des habitations démontables, rondes et basses, offrant peu de prise aux terribles vents du désert. Élément central de leur culture, la yourte ne comportait qu’une ouverture richement décorée, attestant de la puissance de la tribu.

Quand ils n’étaient pas en guerre, les Mamelouks se déplaçaient de pâturage en pâturage avec leurs troupeaux de moutons, utilisant laine et peaux pour se vêtir et habiller leurs maisons.

Cri de ralliement : Ceux qui le savent sont au courant!

Camp viking - Clan du Mossurland

Répondants : Denis Francoeur et Pierre-Guillaume Lavoie

Fondé en 2006 par Alain et Juno Landry, renommé en 2012, le clan du Mossurland compte près d’une trentaine de membres, répartis en divers groupes familiaux. Leur objectif commun est de faire vivre au public la culture d’un village viking autour de l’an 1000. En vieux norrois, Mossurland signifie  « Terre des érables », un nom approprié pour le Bas-Saint-Laurent!

Les cycles étaient importants pour les différents peuples scandinaves du Moyen Âge. En conséquence, le clan a opté pour un visuel fort et représentatif de cette vision du monde. Le Serpent Ouroboros se mord la queue, formant un cercle parfait où le début et la fin de toutes choses se confondent. Le cercle est un symbole d’espoir et de renouveau, mais aussi de vie. Le corps du serpent est constitué de maillons d’importance égale, à l’image des membres du clan, soulignant la force et la cohésion du groupe.

Tout en faisant revivre les us et les coutumes vikings par la personnification des acteurs de la vie quotidienne (forgeron, esclave, artisan, jarl, etc), les membres de Mossurland mettent un point d’honneur à reconstituer les anciens rituels et cérémonies en lien avec le panthéon nordique (Odin, Thor, Frey, Freya, etc).

Les membres ont choisi un cri de ralliement original autant que populaire : Bacon!

Le clan du Mossurland vous invite donc à venir partager sa passion du Moyen Âge à Saint-Marcellin. Bienvenue à tous!

LE ROI

En 2001, la Feste Médiévale de Saint-Marcellin en était à son premier rassemblement. À l’époque, j’étais maire et je fus proclamé roi par le peuple. Je devins donc Pierre Kotte Premier! Dès lors, sans le savoir, un long règne s’amorçait. Encouragé par une belle participation, il fut décidé qu’une autre édition serait recommencée l’année suivante. Par la suite, mon épouse Denise s’est jointe à moi pour tenir le rôle de la reine jusqu’en 2013, année où elle a renoncé à la royauté. Quant à moi, j’ai continué en tant que roi.

Depuis ses débuts, la Feste a connu une croissance constante et moult gens de tous les horizons se sont joints au groupe de bénévoles en place. Les seuls personnages rémunérés sont les groupes d’animation (musique, danse, chevalerie, etc). Puisque je n’avais pas de nom au moment de mon élection comme roi, j’ai naturellement pris le mien,  modifiant sa graphie, ce qui a donné Pierre Kotte Premier, seigneur du bourg de Saint-Marcellin, dans les hautes terres.

Au plaisir de revoir tous mes sujets et d’en accueillir de nouveaux! Longue vie à la Feste Médiévale!

Commanderie des Templiers de Saint-Marcellin

Dirigeant : François Lévesque (Franscoy d’Abi)

Qui ne connaît pas les valeureux templiers qui ont défendu les pèlerins sur le chemin de Jérusalem? Pendant les douzième et treizième siècles, les templiers ont constitué une formidable organisation, tant religieuse que militaire. À l’origine logé dans l’antique temple du roi Salomon à Jérusalem (d’où leur nom), le petit noyau dirigé par Hugues de Payens (ou Payns) a essaimé dans plusieurs royaumes d’Europe, formant de multiples commanderies. Les templiers sont ainsi devenus des figures essentielles des croisades.

La commanderie de Saint-Marcellin existe depuis 2009 et son fondateur, maître Franscoy d’Abi, est toujours à son poste. Les huit membres  partagent le même intérêt pour l’Histoire médiévale et la période templière, particulièrement celle postérieure à la bataille de Hattîn (1187). Fait à noter, il s’agit de la seule commanderie en terre québécoise.

L’étendard mi-parti des templiers, le gonfanon d’argent au chef de sable Baucéant (ou Baucent), flotte fièrement au-dessus de leur campement, où épées, pavois et lances rappellent les nombreux combats qu’ils ont livrés. Cependant, ces rudes guerriers ne recherchent pas la gloriole, ainsi que le mentionne clairement leur devise : « Non nobis Domine, non nobis sed nomini tuo da gloriam » (Non pas à nous Seigneur, non pas à nous, mais à Ton Nom donne la gloire). Les templiers portent aussi la croix pattée à gueules, devenue le symbole des croisés.